
Avant de vous dévoiler la transformation de cette pièce, j’avais envie de revenir sur son état d’origine : un espace plein de promesses, certes, mais dont les couleurs ne correspondaient en rien à l’ambiance que nous voulions créer.


Peu à peu cet espace nous ressemble plus.
Je gardais en moi un souvenir d’enfance. Celui de la chambre de mes grands-parents, installée dans une vaste pièce aux plafonds hauts, meublée de ces meubles rocailles inspirés du style Louis XV, redevenus à la mode au début du XXᵉ siècle. J’ai longtemps nourri ce rêve un peu secret : si un jour je vivais dans une grande maison, j’aimerais aménager notre chambre dans cet esprit. Je parlais jusque-là au conditionnel, incertaine de savoir si ce style plairait à mon mari. Heureusement pour moi nous partageons des goûts très proches et, lorsque je lui ai confié ma vision de ce que pourrait devenir notre nid du soir, il m’a suivie sans hésiter.


Au départ, nous envisagions de peindre les meubles anciens que nous trouverions, dans un esprit « shabby chic », un peu comme dans ma salle de couture. Mais tout a changé lorsque nous sommes tombés sur un premier lit en noyer. Un bois magnifique, à la teinte profonde et chaleureuse, qu’il nous a été impossible de recouvrir de peinture. Nous avons alors cherché un second lit du même esprit.
Le hasard a mis sur notre chemin deux lits presque jumeaux, dénichés sur Le Bon Coin : tous deux de style Rocaille, en noyer. Deux lits ne signifient évidemment pas moins d’amour, mais davantage de confort… surtout quand on partage ses nuits avec un mari au sommeil un peu trop agité… (rires). Et face à cette chambre de 44 m², l’idée du luxe de deux lits s’est imposée naturellement.


Peu après, nous avons trouvé une superbe armoire à linge, elle aussi de style Rocaille. Je savais instinctivement qu’elle s’harmoniserait parfaitement avec les lits. Ce meuble a donné corps à un autre rêve de longue date : posséder une belle armoire dédiée au linge de maison. Il faut bien l’avouer, ranger du linge fraîchement repassé dans ce type de mobilier rend l’expérience beaucoup plus agréable.

La commode Louis XV que nous avions acquise quelques mois plus tôt s’est révélée être la pièce manquante. Elle s’harmonise naturellement avec l’ensemble, même si quelques finitions restent à prévoir : redorer les poignées, teinter le marbre… autant de détails qui feront sans doute l’objet d’un futur article. Timothy et moi aimons particulièrement les bustes féminins ; celui-ci a trouvé sa place tout naturellement.
Enfin, nous avons déniché une petite coiffeuse accompagnée de son tabouret, dans le même esprit. J’étais impatiente d’y exposer ma collection d’objets en argent et de flacons anciens rapportés d’Angleterre. Hélas, la coiffeuse se révèle un peu trop modeste pour l’ampleur de la pièce. Je poursuis donc mes recherches, dans l’espoir de trouver celle qui s’accordera pleinement à cet espace et remplacera celle-ci. Affaire à suivre…





Il reste encore beaucoup à accomplir dans cette chambre : terminer la peinture des plinthes et des portes, remettre celles du dressing, accrocher mes peintures à l’huile aux murs, installer des lustres en cristal au plafond, transformer la salle de bain attenante en une salle de bain à l’ancienne… Autant de projets qui feront de cette pièce le sujet de prochaines pages. Mais il me tenait à cœur de commencer par vous partager les premiers pas de cette transformation.