Relooking du Hall d’Entrée: Peindre les tomettes

Je ne sais pas si vous partagez notre avis, mais Timothy et moi avons toujours pensé qu’un hall d’entrée est une pièce essentielle dans une maison. Il peut accueillir avec le sourire, annoncer l’univers décoratif du lieu, donner le ton dès les premiers pas… Je dis bien peut, car ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Pour notre part, nous voulions profiter de cet espace généreux afin d’offrir à notre famille et à nos amis un accueil chaleureux, capable de faire naître un sourire dès le seuil franchi.

L’entrée avait l’avantage d’être plus neutre que d’autres pièces et ne nécessitait pas de travaux majeurs, mis à part la mise en peinture d’un mur en rose pâle et le remplacement du plafonnier. Le chantier le plus conséquent fut sans conteste la transformation des tomettes. Leur teinte orangée nous semblait trop marquée, mais nous aimions profondément le caractère ancien de la terre cuite.

L’idée nous est alors venue de les peindre tout en conservant leur charme d’origine.

Si le concept était séduisant, sa mise en œuvre l’était beaucoup moins. Lorsque nous expliquions notre souhait de laisser apparaître les tomettes en transparence, comme nous l’avions fait pour notre parquet, on nous répondait systématiquement que cela était impossible. La seule solution proposée consistait à appliquer une sous-couche spéciale terre cuite, suivie d’une peinture couvrante… une option qui aurait totalement gommé l’âme de ce carrelage ancien au profit d’un rendu bien trop moderne à notre goût.

À l’image de notre aventure avec le parquet, je me suis donc lancée dans une série de tests avec différents produits, jusqu’à trouver la formule idéale. Je vous épargne le détail des essais peu concluants – il y en a eu quelques-uns – et préfère partager avec vous ce qui a finalement donné le résultat espéré.

J’ai d’abord appliqué deux couches d’un produit anti-humidité sur chaque tomette, joints compris, afin de réduire la porosité de la terre cuite. Ensuite, j’ai blanchi les tomettes à l’aide d’un mélange de badigeon blanc et d’eau. L’application demande beaucoup de précision et de rapidité : si l’on tarde trop, des traces peuvent apparaître. Heureusement, il est possible de rattraper le coup à l’aide d’une éponge ou d’un rouleau sec pour retirer l’excédent de peinture et d’eau. Une fois le sol parfaitement sec, pensez à le protéger avec un vernis spécialement conçu pour le carrelage. Nous préférons les vernis transparents et incolores, qui ne jaunissent pas avec le temps.

Pour sublimer davantage le sol, j’ai eu envie d’y intégrer des pochoirs. Nous avons toujours eu un faible pour le motif de l’abeille et, après de longues recherches, j’ai fini par trouver de magnifiques plaques évidées qui, j’en étais certaine, apporteraient à l’entrée une touche unique et pleine de caractère. J’avais hâte de les tester sur de vieilles tomettes inutilisées qui patientaient dans la grange !

Afin d’obtenir l’effet recherché, j’ai commencé par peindre la terre cuite en transparence avant d’appliquer le motif du pochoir. Une fois la surface bien sèche, j’ai fixé l’un des pochoirs sur la tomette et appliqué la peinture à l’aide de mon pinceau spécial pochoir.

Petit rappel d’un conseil déjà partagé dans une précédente page du blog : il est essentiel de ne pas trop charger le pinceau en peinture. Sinon, vous risquez de voir la peinture filer sous le pochoir et obtenir des lignes peu nettes, comme sur cet exemple en gris. L’idéal est de tapoter délicatement le motif avec une brosse très légèrement imbibée de peinture, quitte à repasser ensuite le contour du dessin à la main. Le rendu est alors beaucoup plus soigné, comme sur cet autre exemple en blanc.

Dernier conseil si vous souhaitez appliquer des pochoirs sur votre carrelage pour le rendre plus ludique et unique, surtout si vous utilisez plusieurs motifs comme dans notre entrée : pensez à placer des post-it à l’avance sur les tomettes, en indiquant le motif correspondant. Cela évite toute erreur et le risque d’appliquer le mauvais pochoir sur la mauvaise tomette… d’autant plus lorsque, comme moi, vous jouez avec plusieurs couleurs de peinture (blanc, rose, gris).

Et voici le résultat, fruit de beaucoup d’huile de coude et de nombreuses heures de travail. Sans oublier quelques moments particulièrement stressants, surtout lorsqu’on sait que l’erreur n’est pas permise avec de la terre cuite… Bien sûr, rien n’est jamais totalement parfait : mon esprit critique s’attarde encore sur ce qui aurait pu être amélioré. Mais, dans l’ensemble, nous sommes satisfaits du rendu — et Teacup semble partager notre avis.

Nous préférons de loin ce sol aux tonalités douces et chaleureuses, empreint du charme du temps passé, plutôt que des tomettes trop orange et excessivement rustiques. Et vous?