Mes Petits Tricots

La vie est toujours pleine de surprises… mais certaines, franchement, on s’en passerait bien ! Alors que j’avais déjà mille projets en cours (et un agenda qui criait grâce), mon pied a décidé de faire sa petite révolution personnelle. Résultat : passage obligé par la case opération.

Je vous épargne les détails croustillants et la première semaine façon “festival de grimaces”, mais cela explique au moins mon silence radio sur ce blog… 

Dès le début, j’avais promis que ce blog serait à mon image : un joyeux mélange de tout ce que j’aime, une vraie “touche-à-tout”. Et parmi mes passions (quand j’arrive à caser ça entre deux projets), il y a le tricot et le crochet. Oui, oui, j’entends déjà les clichés : “activité de mémé”. Eh bien non ! Ou alors, je revendique fièrement le statut de mémé moderne, avec style et pelotes colorées.

Finalement, ces trois semaines forcées à la maison m’ont offert… un peu de temps. Je dis bien un peu, parce que même immobilisée, je reste incapable de rester vraiment inactive. Entre deux rangs de tricot, j’ai tout de même terminé l’écriture et les illustrations de mon premier livre de nutrition (oui, enfin !), qui devrait sortir le mois prochain sur Amazon. Mais chaque chose en son temps — ça, ce sera pour un prochain article. Pour l’instant, place à la laine et au coton !

Je ne suis pas du tout du genre à suivre des patrons. C’est comme en couture : lire des instructions à l’avance, très peu pour moi. J’aime créer au feeling, laisser mes doigts décider… quitte à improviser complètement. (Et parfois, à me demander moi-même ce que je suis en train de fabriquer.)

Par exemple, je suis assez fière de mon idée d’écharpe, née il y a quelques années après une énième bataille avec une écharpe classique. Vous savez, celles qui sont soit trop longues (bonjour l’effet boa constrictor), soit trop courtes (bonjour le courant d’air), soit impossibles à nouer correctement (bonjour le look “paquet cadeau mal ficelé”).

Bref, j’en ai eu assez… et j’ai imaginé des écharpes sur mesure qui se ferment simplement par des boutons pression, tiennent bien en place, et font exactement ce qu’on leur demande : garder le cou au chaud, sans drame ni acrobatie.

Une fois les boutons poussoirs mis en place, j’aime y ajouter un joli bouton sur le devant ((juste pour l’effet esthétique). 

Mes amies ont adoré cette idée ! J’ai donc pris un grand plaisir à leur en tricoter une chacune. Parce qu’au fond, offrir, c’est encore mieux que recevoir… même si recevoir n’est pas mal non plus, soyons honnêtes. Rire. Elles me disent souvent qu’elles pensent à moi en portant leur écharpe — et ça, c’est la petite cerise sur le gâteau.

J’adore aussi mélanger les techniques : tricot pour la structure, crochet pour les finitions. Les bordures deviennent alors un terrain de jeu créatif, et j’aime inventer des points, tester, expérimenter… parfois ça marche, parfois c’est “artistique”.

Dans la même logique, je crée souvent des petites mitaines assorties. Les gants, très peu pour moi — j’ai besoin de mes doigts libres ! Là encore, zéro patron, tout à l’instinct… et, la plupart du temps, le résultat est plutôt sympa (enfin je pense…) J’aime aussi ajouter, en touche finale, une petite étiquette “Hand Made with Love” lorsque la création est destinée à être offerte — comme une signature discrète, mais pleine d’affection.

Mais le crochet a aussi une place spéciale dans ma créativité, surtout avec du coton. L’année dernière, je me suis amusée à réaliser un grand shawl/pashmina dans un magnifique coton turquoise déniché à prix tout doux.

Et le meilleur ? Il fait double usage : élégant sur les épaules… et parfait en plaid improvisé sur mon fauteuil pour les soirées fraîches, un livre à la main. Le combo parfait, en somme.

Et je dois l’avouer… habiller Teacup, c’est un peu comme jouer à la poupée. Mais en version vivante : ça gigote, ça soupire, et ça n’a clairement pas signé pour les séances d’essayage.

C’est donc très… sportif! Entre deux tentatives pour enfiler une manche minuscule et récupérer un modèle qui décide soudain que courir est une meilleure idée, on ne s’ennuie pas une seconde.

Et alors, les séances photo… parlons-en ! De véritables moments épiques. Mademoiselle semble avoir décrété qu’elle n’était absolument pas faite pour la célébrité : regard fuyant, posture approximative, et timing parfait pour bouger pile au moment du clic. Bref, une vraie diva… mais version anti-shooting 😄